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Engager des femmes cyclistes pour sensibiliser sur les conflits violents et changer les mentalités
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Un groupe de femmes à bicyclette peut faire passer un message puissant. Jusqu’à ce jour, plus de 1.075 femmes de plus de 30 pays ont pédalé pour la paix dans les tours à vélo par Suivre les Femmes pour Paix (Follow the Women for Peace, FTW) à travers le Liban, la Syrie, la Jordanie, et en Palestine dans le but de sensibiliser sur le besoin urgent de la paix et des droits de l’homme pour tous. L’objectif principal de ces tours à vélo est d’habiliter les femmes dans la lutte pour la paix et contre la violence. De telles activités publiques pour le rassemblement féminin élargit l’espace politique et publique de la femme et peut donc augmenter sa participation et sa légitimité aux niveaux local, national, régional et international.

Dans chaque pays-hôte, des cyclistes FTW sont soutenues par un grand nombre de jeunes bénévoles ainsi que par d’autres femmes-cyclistes qui participent seulement au niveau national. Par exemple, lors de la tour en Jordanie en 2009, les tâches ont été partagées par une équipe bénévole exclusivement féminine composée d’anciennes participantes et de membres nouvelles. Outre les difficultés à entraîner régulièrement pour le cyclisme, les participantes des quatre pays-hôte arabes ont dû surmonter de nombreuses barrières sociales rencontrées au travail et au sein de la famille. En Jordanie, seulement 12 des 23 femmes inscrites et entraînées ont pu participer, en fin du compte. Néanmoins 50 femmes arabes en tout (de Jordanie, du Maroc, de Palestine, de Syrie et du Liban) se sont jointes à 135 autres participantes âgées de 18 à 73 ans (d’Australie, du Japon, des Etats-Unis, de l’Iran, de Turquie et des pays européens (l’Autriche, le Chypre, le Danemark, l’Estonie, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Pologne, et le Royaume-Uni avec, pour la première fois, la Serbie, la Bulgarie, et la Finlande). Le nombre officiel des participantes est basée sur la participation dans la tour entière, c’est-à-dire les femmes qui ont traversée les frontières entre le Liban, la Syrie, la Jordanie et la Palestine ; malheureusement la traversée du Pont Roi Hussein (sous le contrôle de l’Israël) en Palestine est réservée à ceux qui sont en possession des passeports occidentaux, excluant la majorité des participantes du Moyen-Orient.

Sur les 6 dernières années, FTW est devenu un mouvement en expansion qui unifie des femmes de partout dans le monde qui « pédalent pour la paix » pour changer les conditions de vie des femmes et des enfants dans le Moyen-Orient et pour collecter des fonds pour la construction des terrains d’enfants dans les camps de réfugiés.

FTW a été établi en 2004 avec une idée accrocheuse de la part de Detta Regan (Royaume-Uni) qui a reconnu que le cyclisme pourrait être un bon instrument pour le changement. On voit rarement les femmes-cyclistes au pays arabes, un groupe divers de femmes qui pédalent pour la paix est donc un moyen unique d’attirer l’attention des médias et du public sur les droits humains fondamentaux dont chacun(e) a le droit. En faisant pacifiquement du cyclisme ensemble, les femmes montrent la solidarité, nouent des liens d’amitié à travers des frontières culturelles, religieuses et géographiques, et soulignent le fait que les femmes veulent participer aux instances décisionnelles et aux solutions pour un avenir meilleur. Lorsque un groupe de femmes tellement diverses unit et partage un effort physique commun, il se produit une synergie extraordinaire qui habilite toutes les participantes et aide à changer les mentalités des cultures et des femmes du Moyen-Orient.

Bien que les buts à long-terme du FTW incluent la fin de l’occupation de Palestine, le groupe a gagné du soutien financier en soulignant les buts non-partisans tels que le changement des mentalités, la sensibilisation, et la solidarité parmi les femmes. En focalisant sur des objectifs universels tels que la paix, les droits de l’homme, et la liberté de circulation, on évite des demandes politiques particulières. FTW a aidé à jeter les fondements du changement culturel et social. La globalité et la diversité des participantes (âge, origine, capacités physiques) créent une alliance forte des femmes qui crée à son tour de la légitimité (comme le fait l’alliance de sympathisants de défenseurs). La tour donne l’occasion d’accomplir des buts faisables quotidiens qui entraînent les capacités physiques et incitent le changement dans la vie de chaque participante.

L’emploi tactique des vélos non seulement n’attire de l’attention sur le message, mais aussi symbolise la liberté de la circulation, faisant de la femme une personne libre qui surmonte la peur.

Quand les femmes montrent ouvertement leur souci pour les droits humains fondamentaux, elles établissent des relations entre des citoyens et des organisations qui veulent travailler dans le même but—y compris des hommes « suiveurs » qui font du travail bénévole dans le soutien technique (le transport des vélos ; la sécurité de circulation, etc.). La direction de l’événement est décentralisée ; les tâches multiples sont assumées par des participants dévoués dans chaque pays. Des femmes bénévoles FTW en Jordanie ont développé de nouvelles compétences dans de divers domaines tels que la collecte des fonds, les relations avec les médias (présentations, interviews), les préparatifs avec les autorités de sûreté et de gouvernement, et la constitution de réseaux dans la société civile. Les organisatrices dans des pays arables ont rencontré des difficultés pour trouver des sponsors et pour surmonter l’opposition familiale et communautaire à la participation féminine. En particulier, la traversée des frontières et des postes de contrôle a été difficile pour de divers groupes des participantes palestiniennes, et surtout pour les réfugiées. Mais cela a sensibilisé le groupe entier à l’expérience humiliante quotidienne aux postes de contrôle sous l’occupation, soulignant le but de FTW de la liberté de la circulation. En invitant la participation des premières dames, des ONG, et autant que possible des femmes de la région ; en engageant des communautés locales le long du chemin, planifiant les routes avec autant de soin que possible et focalisant sur les problèmes de chaque lieudit, les organisateurs font de leur mieux pour éviter des situations dangereuses éventuelles. Afin de favoriser la diversité de l’événement, même les débutants ont l’option de faire de l’entraînement avant la tour à vélo.

Cette tactique pourrait s’effectuer dans de nombreuses sociétés et pour aborder une grande variété de problèmes politiques. Partout où les femmes se trouvent exclues, elles peuvent ainsi déclarer qu’on doit tenir compte de leurs affaires. En Jordanie, des tours à vélo ont également été organisées pour aborder des problèmes environnementaux, la journée des réfugiés, et dans le cadre d’une campagne pour arrêter la violence contre les femmes.

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Organization: 
Follow the Women for Peace
Country or Region: 
Jordan

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